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  Ce collage repose sur une opposition tranchée, presque théâtrale, entre exposition et retrait – entre l'intensité publique de la vie contemporaine et un refuge imaginaire et protégé. À gauche, un groupe de photographes serrés les uns contre les autres forme un mur d'attention dense. Appareils photo, flashs et objectifs dominent l'espace, transformant le regard en un acte agressif, presque physique. La figure féminine centrale est prise dans cette pression : son corps se penche légèrement en arrière, son expression tendue, alerte, peut-être sur la défensive. Elle tient des papiers – fragments d’information, d’actualités ou de récits – suggérant qu’elle est à la fois sujet et participante d’un monde médiatisé. La scène évoque le journalisme, la politique ou le regard du public, où l’identité est constamment capturée, interprétée et exposée. Cette zone est saturée d’immédiateté. Le cadrage est serré, les gestes abrupts, les regards convergent. Il n’y a ni distance, ni intimi...
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  Collage faisant partie d'un livre de 2026 Analyse par ia: Ce collage met en scène la collision entre innocence et contrôle, jeu et discipline, temps et autorité. Au premier abord, le décor évoque une salle de classe : des animaux anthropomorphes aux couleurs vives sont assis à des pupitres, absorbés par des interactions animées, presque chaotiques. L’imagerie semble tout droit sortie d’un livre pour enfants ancien : rassurante, didactique et empreinte d’une douce moralisation. Mais cette familiarité est immédiatement perturbée par la présence intrusive d’un adulte. Un grand visage masculin hyperréaliste domine la scène, tronqué et déformé, remplaçant la figure attendue de l’enseignant. Son regard est intense, voire suspicieux, instaurant tension et malaise. Le corps – assemblé à partir de fragments disparates, dont des vêtements à motifs et un bras désarticulé – suggère l’instabilité plutôt que l’autorité. À droite, une accumulation d’horloges domine l’espace. Le temps...
VIDEOS  Je rapppelle que vous pouvez voir mes videos sur YOUTUBE, notamment : https://www.youtube.com/watch?v=Nu1gMm5VxQE&list=UUPa0ifnyjRtlusCELfkg2Ww&index=3
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no.4/26 Le dilemme C'est venu tout seul et j'éprouve une très grande satisfaction de l'avoir fait. Ce que j'expérimente là c'est la juxtaposition d'éléments hétéroclites comme une illustration d'un livre pour enfants, de morceaux de Guernica, d'une illustration de livre sur l'histoire de la Suisse, de morceaux de photos, sans chercher à raconter une histoire, même si elle se dégage d'elle-même, sans que j'en aie eu l'intention. La jeune princesse est malmenée par une vilaine sorcière et derrière elle c'est le chaos. C'est un non choix. C'est la situation de l'Europe aujourd'hui, il me semble. D'un côté la scène qui illustre un conte de Grimm et de l'autre l'expressionnisme des figures de Picasso et du chaos régnant. Stylistiquement, c'est une gageure de faire coexister des styles antagonistes. La violence du conte de fées est atténuée, suggérée, alors que l'expressionniste de Guernica est pou...
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  347/25 Le fils pas prodigue C'est l'illustration de mon départ de chez moi à l'âge de 19ans. Je ne suis pas encore tout à fait sorti de l’œuf, je ne possède rien, mais je quitte le monde de mes parents qui était bien confortable tout en laissant tout cela derrière moi. D'ailleurs, je ne sais pas faire grand chose et le chemin que j'emprunte n'est pas garni de roses. Tout cela est dans l'ordre des choses, me semble-t-il, car je veux ma liberté, celle de devenir peintre. Quant au serpent, j'ai l'impression qu'il m'a suivi, mais il était déjà paradis n'est-ce pas ? Donc je ne regrette rien, comme dit la chanson, en tout cas pas le monde bourgeois dont je suis issui ni les vertes prairies et les bons rôtis et encore moins les cancans et bavardages des bonnes gens. Mais cela ne veut pas dire que je ne ressens pas d'amour pour mes parents. Il fallait juste partir et créer ma propre vie.
  Rétrospective 2025 La pose d'un pavé de mémoire à Hanovre C'est l'aboutissement d'une longue recherche qui a culminé dans la demande d'une pose de pierre commémorative en hommage à ma grand-mère Dunia, disparue en déportation en 1941 à Riga. La cérémonie, à laquelle mes 2 neveux allemands, ma femme et moi-même ainsi que quelques notables et surtout les personnes en charge des dossiers relatifs aux Juifs persécutés pendant le IIIe Reich a été émouvante. Elle m'a permis de tirer un trait sur cette histoire en offrant à ma grand-mère une sorte de pierre tombale. C'est aussi le rappel de la folie furieuse allemande et une invitation à ne pas oublier l'enthousiasme avec lequel les Allemands de l'époque ont suivi Hitler. La diabolisation des Juifs est très ancienne et refait surface périodiquement. Elle est l’œuvre du Hamas aujourd'hui et trouve des oreilles complaisantes chez nous. Comment rester serein ? En pensant aux personnes pré...
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  Brève biographie Il faut croire que j’étais pressé de venir au monde le 31.1.1941 puisque que le médecin n’a pu que constater ma présence à son arrivée. Peu de temps après ma naissance, nous sommes partis vivre à la campagne à cause des bombardements alliés massifs et des menaces qui planaient sur nous en raison des origines juives de ma mère. Dans ce village, Eldagsen, mon frère, notre nounou et moi habitions chez un couple de paysans, et mes parents dans une autre maison, sans doute pour nous préserver en cas d’arrestation par la Gestapo. Mes souvenirs de cette époque se bornent à des images de lieux, à quelques événements spectaculaires tels les bombardements et la précipitation avec laquelle on me conduisait dans l’abri, un ciel nocturne zébré des rayons de la DCA, les jeux de cache-cache devant la menace des avions britanniques qui volent en rase motte, une visite du jardin de notre hôte, ma literie qui touche le poêle et commence à brûler, et moi, muet et fasciné, qui...